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jeudi 2 octobre 2014

Critique littéraire de Un certain vertige

Thérèse Ruffault-Jombart, auteur de divers ouvrages publiés ici, nous offre cette critique littéraire de Un certain vertige, de Didier Collobert, Florence Houssais et Gérard Le Gouic
Un certain vertige

Un livre fruit d’une rencontre et qui aboutit à un travail à quatre mains, c’est assez classique et cela donne souvent une œuvre riche et dense. Mais une « triplette », c’est beaucoup plus rare, et, du moins je l’imagine, plus difficile aussi !

C’est pourtant dans cette aventure que se sont lancés les poètes Florence Houssais et Gérard Le Gouic et l’illustrateur Didier Collobert.

J’ai déjà écrit, à l’occasion de la parution d’un autre recueil de Florence Houssais, à quel point écrire un Haïku est un exercice difficile, aux règles innombrables et qu’il ne faut pas se fier à l’apparente simplicité du poème. 14 syllabes seulement : pas de place pour des propos futiles ! Il faut aller à l’essentiel, choisir ses mots avec discernement et les assembler avec le plus grand soin. Il faut écrire les 5 sens en éveil. Un Haïku, c’est de la dentelle, c’est de l’orfèvrerie. Mais cet assemblage de quelques mots ne sera rien du tout s’il ne véhicule pas d’émotion !

Dans cet ouvrage « Un certain vertige », l’émotion est au rendez-vous ; quelques mots suffisent à nos deux poètes pour créer un cadre, le faire vivre et nous toucher en même temps :

Un certain vertige
pourquoi se nicher si haut
pour couver ses œufs ?

Quant  aux dessins de Didier Collobert, d’une simplicité et d’une pureté exemplaires, ils sont en parfaite harmonie avec les textes. Ces trois artistes-là ont dû beaucoup communiquer pour parvenir à cette osmose qui nous emporte et donner naissance à tous ces instants éphémères qui font la beauté de la vie !

Quelqu’un m’a dit : « un recueil de Haïkus se picore », je suis assez d’accord, d’autant plus que celui-ci met en scène des oiseaux ! Les picorer est peut-être le meilleur moyen de se les approprier ?

Pluie fine
comme les oiseaux du soir
leur chant en pénombre

Thérèse Ruffault-Jombart