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mercredi 9 janvier 2013

Critique du "Livre des saisons"de Khris Anthelme

Florence Houssais, auteur de "L'ame soeur" et de "Un an sans Élie", nous offre cette critique littéraire du "Livre des saisons", de Khris Anthelme :


Le livre des saisons


D'abord il y a la joliesse de la couverture : fleur fraiche immortalisée par Stellamaris puis le format intimiste propice aux mots d’amour puis ces petits écrins de quatrains aux rimes croisées.

Lire ce recueil c’est pénétrer dans une intimité amoureuse. Je suis parfois restée au seuil de l’alcôve, le rouge aux joues de ce que je croyais entrevoir :

p.9 :
          Et ce jour venu notre joie augmenter
          Hurlant tout mon saoul que l’on puisse l’entendre
          Engloutir ta sève et ton sein siroter,
          Sa main s’y suspendre.

Lire ce recueil c’est aussi écouter le dialogue qui s’instaure avec l’être aimé pour revisiter les souvenirs, faire le bilan d’une vie cimentée par les enfants :

p. 17 :
          Nous avons tant fait, refait pour nos enfants
          Regarde aujourd’hui notre progéniture
          Dans un bel envol, instruite aux bons accents,
          Telle est leur armure !


J’ai eu le privilège de lire le livre de votre vie écrit à quatre mains. Des mains unies par un lien puissant que même la mort ne pourra pas séparer. Il y a du Pyrame et Thisbé dans ce couple-là.

p. 29 :
          Comprend mes pensers : Si tu me fais défaut
          Je ne serais plus qu’une âme qui marmonne,
          Relisant tes vers j’en perdrai le cerveau ;
          Que ça ne m’étonne !


Comme il y a des accents shakespeariens dans les vers de Khris à propos de la vanité de la vie :

p.27 :
          Mais très cher, dis-moi, ce livre encor tout chaud
          Verra bien sa fin quand surgira l’automne ;
          Qui pourra nous lire à part un vermisseau ?
          Vois, j’en frisonne !

Les saisons, les journées deviennent alors la métaphore d’une vie éphémère où il ne faut pas remettre à demain d’être heureux.

Merci Khris pour cette belle leçon de vie et d’amour. J’offrirai à Mme Anthelme, votre muse enviée, cet humble alexandrin :

« Quelle chance que d’être aimée par un poète ! »

Florence Houssais