vendredi 24 janvier 2014

Critique littéraire de Xura

Notre amie Martine Maillard, auteur ici de Renaître et de Instants secrets, m'a fait la joie de m'offrir cette magnifique critique de mon dernier ouvrage, Xura
Xura

C’est avec un bonheur mêlé d’émerveillement que j’ai lu le dernier ouvrage de notre cher éditeur, Stellamaris. Nous savions celui-ci plein de ressources et épris autant de poésie que de merveilleux, mais là il me semble avoir vraiment créé un genre nouveau : ce qu’il appelle « un roman illustré de poèmes » est pour moi la véritable réplique littéraire de l’opéra au sens classique - ou si l’on veut de la tragédie antique - ; à savoir un récit (à l’opéra : « récitatif » et en tragédie : « dialogue ») entrecoupé de « chants » (les « arias » d’opéra et les « chœurs » de la tragédie antique, qui offrent à un moment précis de l’action une pause permettant d’approfondir les sentiments éprouvés par les personnages) qui sont ici des poèmes rythmés comprenant souvent des refrains (les « balladines » par exemple) en tous points très proches du chant. Ainsi, en pénétrant dans son œuvre vous devenez spectateur d’une véritable mise en scène, qui semble n’attendre plus qu’un compositeur pour devenir une comédie musicale !

Par ailleurs, pour une éternelle ado comme je le suis qui se repaît de littérature de jeunesse, j’étais en pays de connaissance avec cet univers fantastique issu des jeux de rôle : j’avais lu récemment une série bâtie sur un modèle voisin, « La Cité », de Karim Ressouni-Demigneux (éd. « Rue du Monde », trois volumes sortis), dont le sujet est un jeu virtuel dans lequel les héros se trouvent entraînés malgré eux, et je restais friande de fantasy et de mondes parallèles. Avec Xura j’étais servie : des dieux, des monstres, des paysages de rêve ou de cauchemar… et une quête, qui entraîne trois jeunes gens dans des contrées semées de périls où ils trouvent des défenseurs, même hideux, afin de sauver leur amie prisonnière. Bien sûr ce genre de roman d’aventures haut en couleurs et riche de suspense entraîne ses héros à donner le meilleur d’eux-mêmes, ce qui conduit à l’exaltation des plus belles valeurs humaines comme le respect des anciens, le respect de la différence, mais aussi la générosité, le courage, l’oubli de soi, et enfin la positivité, l’art de discerner en tout le meilleur, jusqu’à proposer en conclusion l’idée que toute situation, même la plus périlleuse, porte en soi son bénéfice.

Agrémenté d’illustrations à la plume fort expressives ce livre n’est que plus attrayant. Je vous le recommande donc sans modération !

Martine Maillard