mardi 1 septembre 2015

Dans moins d'une semaine, lancement du financement participatif pour l'Agence Barbare, le jeu d'ôle

Dans moins d'une semaine (lundi prochain 7 septembre au matin), lancement sur Ulule du financement participatif pour L'Agence Barbare, le jeu d'rôle.
Qu'est-ce que l'Agence Barbare ?

Au commencement était une BD...

L’Agence Barbare est née dans l’esprit fécond du scénariste Olier et du dessinateur Marko sous la forme d’une bande dessinée publiée aux éditions Bamboo. En quatre volumes, elle narre les aventures de représentants de l’ordre dans un monde médiéval fantastique inspiré des classiques du jeu de rôle. Il est vrai qu’à la lecture de l’histoire graphique, les références aux univers bien connus des rôlistes se succèdent, que ce soit dans les textes ou dans le dessin. Astaris, fière capitale des Quatre Royaumes, se place dans le sillage de cités de légendes comme Ankh-Morpork (Disque Monde), Eauprofonde (Royaumes Oubliés), Laelith (Casus Belli) ou n’importe quelle mégalopole de fantasy. C’est une cour des miracles abritant toutes les races et excentricités du genre, soumise aux impératifs des clichés et des poncifs qui font tout le charme de ces mondes fantasmés.


Un jeu de rôle policier dans un monde médiéval-fantastique

Si de nombreux jeux de rôle placent les joueurs dans le rôle de policiers ou de représentants de la loi (Berlin XVIII, COPS, Los Angeles 2035, Judge Dredd, Wastburg…), rares sont ceux qui se penchent sur cet anachronisme palpitant qu’est le respect de la loi dans un univers de pure fantasy. Le guet municipal d’Ankh-Morpork, magnifiquement raconté par Terry Pratchett dans les Annales du Disque Monde, jette les bases de ce que serait un commissariat moderne à l’époque des donjons et des dragons, mais le jeu de rôle officiel tiré des œuvres de l’illustre inventeur du commissaire Vimaire et de l’inspecteur Carotte ne s’arrête pas aux seules affaires policières. Il manquait donc un jeu de rôle où, au lieu de chercher des trésors dans des souterrains infestés de monstres, les personnages seraient des agents de la loi, œuvrant à pourchasser le crime jusque dans les égouts de la ville, dans des tunnels truffés de créatures… heu… partout, quoi.

L’Agence Barbare est donc un peu à l’image d’une force de police dans une grande ville médiévale, carrefour des races et des civilisations. Ses agents patrouillent les rues de la cité pour débusquer les voleurs, les pickpockets, les cambrioleurs, les détrousseurs, les égorgeurs, les assassins, les sectateurs fous, les arnaqueurs, les malandrins, les bandits, les voyous, les ivrognes, les vandales, les receleurs, les maquereaux, les coupe-jarrets, les contrefacteurs, les trafiquants, les bagarreurs, les violeurs, les revendeurs de drogue ou encore les marchands sans permis. Parfois, suivant leur instinct, ils mènent l’enquête dans le milieu pour confondre un coupable ou retrouver l’assassin d’une innocente victime, se fondent dans la foule pour mieux surprendre les criminels, démantèlent un réseau de malfaiteurs ou réussissent à débusquer un kidnappeur dans sa cache secrète (parfois, avant même qu’il ne tranche la gorge de sa victime). 

Les agents sont des professionnels qui envisagent le maintien de l’ordre comme une vocation et veulent en faire leur métier. Ils reçoivent donc un salaire pour leurs justes efforts et bénéficient d’un statut protégé, de toute une série d’avantages et de la célérité et de l’efficacité des services mis à leur disposition, comme les fouineurs qui passent une scène de crime au peigne fin ou encore les scribarchivistes, qui tiennent le compte de milliers de dossiers dans les caves du Donjon, la tour qui abrite le siège de l’Agence Barbare. Parfois, ils sortiront des murs de la blanche Astaris pour traquer le crime dans les Quatre Royaumes et découvriront un monde brutal qui attend d’eux l’impossible, car ils seront le bras armé de la Justice. Ils incarneront cette Justice. Ne les remerciez pas, ils sont là pour ça, c’est leur métier. Ils le font de bon cœur, c’est dans leur nature ; et ils ne peuvent accepter les dons en nature.

Un jeu de rôle humoristique, ou "jeu d'rôle"

La BD interprétant toutes les thématiques indiquées ci-dessus dans un mode humoristique, le présent jeu de rôle l'aurait trahie s'il ne s'était pas inscrit dans cette même veine ; mais c'est, fort heureusement, loin d'être le cas ! Connaissez-vous beaucoup de jeux médiévaux-fantastiques où les personnages ont obtenu, grâce aux luttes de la F.N.S.E.A. (Fédération Nécessaire et Syndicale des Émissaires et Agents), le droits à des jours de R.T.T. (Repos Thérapeutique en Taverne) ?

En voici une double page, issue du chapitre 11 : Le Bestiaire.


L'équipe

L'auteur du jeu de rôle : Genséric Delpâture
Auteur de nombreux JDRA (Lanfeust RPG, les Annales du Disque Monde, Harry Potter RPG, Skoryn, Mechtateli...) et ayant participé à quelques JDR professionnels (Campus, Tecumah Gulch, Altro Mondo, LA 2045). Retrouvez son actualité sur www.jdra.eklablog.net



L'illustrateur : Marko
Depuis 1989 où il entre dans les Studios Ellipse (Paris) pour travailler sur la série Babar, il ne cesse de monter et de réaliser des projets, que ce soit en dessin d'animation, en illustration ou en bande dessinée. Tout commence en 2001 avec l’Agence Barbare, série de quatre tomes scénarisée par Olier, collaborateur qu'il ne quittera plus pour signer en 2011 la série Les Godillots, toujours chez le même éditeur Bamboo. Cette nouvelle série trouve de suite son public et devient une référence dans la BD jeunesse historique de la grande guerre. L’année 2011 signe également la rencontre avec le couple de scénaristes Béka avec lesquels il débute le travail sur la série GEOBD aux éditions Dargaud, en collaboration avec le magazine Géo. Deux albums dans la collection Voyage chez Bamboo leur permettrons d'envoyer Ben et Nina en Chine puis en Inde . Actuellement, Marko agrémente quotidiennement la série humoristique Vivre avec un dessinateur. Cf. sa page Wikipédia.

Le scénariste de la BD : Olier
Ancien professeur d'histoire-géographie, Olier a décidé de raconter des histoires. Depuis plus de 15 ans, il explore les récits dessinés, tantôt scénariste, tantôt dessinateur. Des tranchées de la Grande Guerre à l'Héroïc Fantasy loufoque, de la langue picarde à la préhistoire, son terrain de jeu est infini ! Voici le lien vers sa page FaceBook.

L'éditeur : Stellamaris
Après avoir édité près de 200 ouvrages en 4 ans, principalement de la poésie et des romans, Stellamaris, poète et rôliste passionné, a décidé d'ajouter le jeu de rôles dans le carquois bien garni de sa maison d'éditions. A ce titre, il est pressenti pour éditer le jeu de rôle des Chants de Loss dont il a déjà édité le kit d'initiation, il a lancé avec succès en juin un financement participatif pour l'adaptation en français de Fu, le jeu de rôle (les illustrations sont en cours de réalisation), et c'est avec enthousiasme qu'il participe également à l'aventure de L'Agence Barbare.