lundi 28 septembre 2015

Critique de trois livres de Annie Berlingen

Annie Berlingen nous confie une critique de trois de ses livres, Aux marches du passé, Une plume, de l'encre et du papier et Trois femmes, par André Laugier, magicien de profession et poète émérite.



J'ai bien lu les 3 ouvrages : "Aux marches du passé", "Une plume, de l'encre et du papier", ainsi que ton recueil de nouvelles : "Trois femmes".

C'est beau ANNIE, de pouvoir écrire avec autant d'aisance dans le registre poétique que dans la prose. J'avoue que si je suis à l'aise en ce qui concerne les vers, je ne me sens pas cette facilité de plume pour la nouvelle ou pour le roman. Tu le fais dans un style fluide et éloquent avec des mots simples et touchants auxquels le lecteur adhère d'emblée. Tout est linéaire en même temps que très descriptif.

Je pense que ce qui fait le succès de nouvelles ou d'un roman tient dans le fait que l'œuvre réussie est celle qui peut se lire et se relire sans cesse, sans lassitude. Car l'acte de lire est un acte profond. Nous y cherchons des réponses à nos interrogations, nous nous y cherchons nous-mêmes. L'art de l'écrivain est de communiquer tel sentiments que nous connaissons sans pouvoir l'exprimer, ou encore telle idée déjà rencontrée, mais approfondie. Une œuvre publiée appartient à ses lecteurs qui, selon leur niveau de culture et leur sensibilité, en retiennent des choses différentes, et en font un usage différent.

Oui, j'ai BIEN AIMÉ ton travail et ton style car il est soucieux d'une écriture qui met le lecteur immédiatement en situation, et le rend sensible à un décor et à des situations que tu sais mettre en exergue et que tu maîtrises totalement.

Tu possèdes une BELLE PLUME, ma Chère ANNIE. Et le lecteur aide le livre à se faire. En effet, il le lit à sa façon, en retire les sentiments qui lui ressemblent, les idées qu'il veut, auxquelles l'écrivain n'avait peut-­être pas songé. Un livre tient selon la façon dont il est reçu, dont il est lu.

Ceci pour te dire, sans flagornerie, tout le bien que je pense de tes œuvres qui ont été lues par mon épouse également, et qui partage entièrement les mêmes impressions. C'est du sensoriel, du viscéral, du vécu. Quand on écrit avec le cœur et avec les sentiments on ne peut que faire partager son enthousiasme qui correspond à ce que Jean ROSTAND avait fort bien résumé :

"Je demande à un livre de créer en moi le besoin de ce qu'il m'apporte".

André LAUGIER