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mercredi 17 décembre 2014

Critique littéraire de George Sand en vers et en couleurs, envers et contre tous

Guy Rambault nous offre cette critique littéraire de George Sand en vers et en couleurs, envers et contre tout, de Thérèse Ruffault-Jombart



George Sand en vers et en couleurs, envers et contre tout

Un livre de Thérèse est toujours une découverte qui emporte le lecteur vers des rivages insoupçonnés.

Par amitié pour elle j'ai voulu lire son « George Sand ». Je dois avouer qu'on m'avait fait étudier cet auteur au collège, mais à part « La petite Fadette » je n'en avais aucun souvenir. Autant dire que j'étais ignare sur le sujet.

Thérèse est véritablement une pédagogue car elle fait aimer un auteur. Dès les première lignes j'ai été pris de passion pour cette Lucile Aurore. Cette fille de la bourgeoisie anticonformiste et éprise de liberté qui sait aimer la vie. « Vivre c'est enivrant. C'est le bonheur, c'est le ciel ». Lucile Aurore était précurseur en son temps, féministe avant l'heure .

Thérèse donne une liste non exhaustive de ses amants qui prouve que pour son époque Lucile devenue George se fichait du qu'en dira-t-on. Qui demande le nombre des maîtresses de Musset ? Un homme qui a des maîtresses serait un galant et George serait une femme sans morale ? Cette femme me fait penser à Régine Déforge plus d'un siècle avant.

J'ai du mal parfois à distinguer le féminisme et l'amour de la liberté de George et ceux de Thérèse :

« En dépliant ses ailes, elle a goûté l'amour,
Elle a voulu alors en faire le tour ».

Cette femme goûte aux plaisirs du corps mais rarement sans amour. Elle ose se battre sur tous les fronts : la morale, la liberté par rapport à son éditeur. C'est une libertaire qu'on n'enferme dans aucun carcan sociétal. Elle s'insurge sans cesse contre les carcans de la société mais sans jamais devenir inconvenante.

Thérèse nous amène poétiquement à aimer la liberté par la liberté conquise par George. C'est un livre que je conseille à tous tellement le talent de Thérèse est immense. Je finis conquis par Sand que je connaissais à peine.

Je terminerai par ces phrases de Thérèse qui résument tout et donnent la grandeur de George mais aussi celle de Thérèse :

« Toute sa vie,elle voulut le progrès, le bonheur des femmes, celui du peuple. Elle était convaincue que la libération du peuple (et des femmes car, au fond, il s'agit du même combat) passait par l'éducation ».

Est-il besoin d'autres mots ? Tout est dit et si bien dit.

Quand on sait que ce livre est en vers, on ne peut que s'incliner devant la poétesse .

Guy Rambault