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lundi 30 juillet 2012

"En marge des Vicissitudes de l'Être", par Antoine Gosztola

Antoine Gosztola, auteur des Vicissitudes de l'Être, nous offre cette présentation de son travail


En marge des Vicissitudes de l'être

Dans les Vicissitudes de l'être, je proposais une analyse poétique de la vie moderne. Cette dernière s'est donnée à moi dans toute son ampleur lors de mon arrivée à Paris, il y a trois ans de cela. Une vie rapide, brute, violente, sans place ni temps pour rêver, se distraire, s'éparpiller. Tout y est segmenté, nulle place au doute, ô morose vie! Je voulais autre chose. Je voulais témoigner.

Paris fut donc l'épicentre de mon recueil, on y retrouve à maintes reprises des évocations, l'Alma, l'Odéon, le métro ... J'aime Paris, son homogénéité, ses grandeurs et douceurs. Toutefois, je ne voulais pas la dépeindre comme quiconque pourrait en dresser un portrait idyllique (combien de fois cela a-t-il été fait!), ni la prendre à revers, par ses faces sombres, inhérentes à chaque grande ville.

Paris, cadre des vicissitudes, cela me convenait.

Il existe en vérité deux Paris. Celui des touristes, des flâneurs, celui qui revêt le soir son manteau de lumière et d'éthylisme, celui de la culture, des promenades, et l'autre, la capitale, où chaque jour ce sont plusieurs milliers de personnes qui viennent rejoindre leur lieu de travail, pour mieux repartir le soir-même. C'est ce deuxième Paris que je m'efforce de combattre.

La critique de l'atrophie moderne se matérialise au sein d'un objet: la télévision. Ici s'opposent l'image du texte, du vers, qui vogue vers l'imaginaire et la libre interprétation, à celle du réel, froide et pragmatique du tube cathodique. Là où l'Homme n'est plus maître de sa vision, cécité contemporaine, le poète s'octroie encore le droit de penser, de dessiner son monde. Dans cette allégorie se trouve rassemblés les éthos de l'Homme aliéné, aliénation nouvelle qui s'inscrit ici par le fait qu'elle dépasse celle, marxiste, du travail, puisqu'elle déborde sur les loisirs, sur la vie en dehors du cadre professionnel.

Les vicissitudes peuvent être lues au travers d'une trame narrative, comme l'histoire d'une existence. Le premier poème se constitue une naissance, celle du poète, lors de la prise de conscience de celui-ci dans le monde des hommes. La différence entre le poète et les hommes se creuse petit à petit, au fur et à mesure que les mots s'enchaînent jusqu'à atteindre son paroxysme dans l'aporie de la mort, qui clôt cette première partie. La place de l'amour est celle d'une quête inaccessible, pourtant présente de façon continue tout au long des poèmes, comme en témoignent ces vers :
&nbsp&nbsp&nbsp&nbsp&nbsp&nbsp&nbsp&nbsp&nbsp&nbspSi l'on pouvait attendre d'un amour
&nbsp&nbsp&nbsp&nbsp&nbsp&nbsp&nbsp&nbsp&nbsp&nbspQu'il soit infini.

Antoine Gosztola.